Vous connaissez certainement l’expression « Y’a pas l’feu au lac ». Elle est employée de temps à autre en Suisse (où il y a tellement de lacs), pour dire que rien ne presse, qu’on va y arriver, tranquillement.
C’était notre devise du jour, 330 kms par les petites routes, à 50 km/h de moyenne, de St-Cergues à Flums, près du lac de Walenstadt.

Ça ne vous a pas échappé : on est en voiture et pas en side-car cette année. On est donc au sec, appréciable lors d’une journée complète de franche drache, même si tous ces beaux virages me semble tellement fades en voiture 🤭

La Suisse nous a encore surpris par la densité de ses réseaux. Il est fréquent qu’une route longe une voie ferrée que longe une autoroute, et que tout ce petit monde en mouvement, dans des espaces temps parallèles et indépendants, se croise ou se superpose, se dépasse ou bifurque. Il n’est pas rare non plus que dans l’une ou l’autre de ces bourgades néo rurales entre deux villes, cohabitent un immeuble de béton brut, bois et inox ajouré au laser, et une ferme ancienne toute de tuiles fines de bois de pin brut recouverte, et sa grange attenante avec le reste du fourrage de l’hiver. Deux âges, deux mondes, deux styles, le pastoral et le technologique, un petit pays aux 4 langues et aux 800 variétés de fromages.

Au ras du tableau de bord, la boussole boule au NE, et enfin, après une accalmie, apparait au dessous des brumes blanches, le lac de Walenstadt.

Demain nous reprendrons la route vers Vadus, le Lichtenstein, l’Autriche et l’Allemagne dans le même élan. Là où la Suisse offre le plus de connexions vers ses voisins.
Et la filoche sur le tableau de bord, c’est quoi ?
Ahah 😂 Bien vu Jacques, c’est notre bouquet d’immortelle. Il sent très bon pour peu que le soleil le chatouille. Autant dire qu’il attend son heure 😁
Je confirme, la suisse est parfaite pour les climatoseptiques!