Lacs de Plitvice

Nous avons quitté ce matin le camping Muhvic à Dol au bord de l’impétueuse Kupa, qui sépare la Slovénie de la Croatie. On a roulé sur de délicieuses routes sinueuses, contournant ici bois et buttes, là marais et bosquets. Un vrai pays Hobbit ! Prairies grassayantes aux rares villages de quoi, cinq six maisons ? Mais ce fut encore un parcours sous la pluie. Que d’eau !

Nous devions aujourd’hui simplement rejoindre un camping, mais nous sommes arrivés tôt à Plitvice. La météo prévoyait quelques rayons de soleil l’après-midi, et de la pluie pour le lendemain. On a donc changé nos plans pour tenter de saisir les trois rayons de soleil de l’après-midi sur ces lacs enchanteurs.

Le site est très vaste, l’accueil des visiteurs est rodé, sur trois entrées possibles. mais côté signalétique, la marge de progrès reste conséquente : les plans n’indiquent pas les sentiers de retour, uniquement les retours en bus ou bateau… Pour inciter peut-être les visiteurs à ne faire que le parcours aller a pied ? Agaçant.

On y entre après une courte marche à travers bois. Un bateau navette nous fait traverser le lac au plus court. Alors commence la balade, au vu du temps menaçant malgré les 3 rayons de soleil et de l’heure avancée, nous avons fait le choix du parcours de 6 kms (intermédiaire) parmi les 4 proposés.

Le sentier est préparé aux abords des lacs et cascades, sous forme de larges pontons très sécurisants. Ce n’est donc pas une promenade sauvage, c’est une expérience dirigée : marche, vision, audition, parfums. On en oublierait presque être ici dans un site naturel : une série de lacs débordants l’un dans l’autre par des cascades d’entre deux et quinze mètres de hauteur.

Le sentier préparé lisse le rugueux des chaos de roches et de bois enchevêtrés,  facilite les passages, nous permet de nous concentrer sur la beauté, visuelle et sonore des chutes, sur la couleur changeante de l’eau, qui reste cependant limpide, même après plusieurs jours de pluie continue.

Cette promenade a quelque chose d’irréel, de factice presque, et revêt même parfois des aspects de surnaturel.

On se prend à penser à l’univers d’Harry Potter : là des arbres qui pourraient bien se déplacer quand on ne les regarde pas, ici des sirènes affleurant la surface des eaux transparentes, et là au bord du sentier, des racines apparentes qui s’emparent des visiteurs imprudents qui s’en approchent de trop près…

Tout concourt ici à suggérer un univers enchanteur mais au potentiel dangereux… Je ne suis pas sûr que le même parcours par une journée ensoleillée produise sur nous les mêmes sensations.

On quitte l’endroit à regrets, on se prend à y penser sous la neige, une nuit de pleine lune… Un de ces lieux qui ne vous quitterons plus jamais, et auquel vous repenserez, peut-être simplement pour le mystère imperceptible qui émane d’eux.

 

 

 

3 commentaires

  1. N y allez pas en juillet, aout ,le tourisme de masse tue la magie du lieu. Le soleil a manqué pour apprécier les variations de couleur. J en ai marre de la pluie,on se casse de la contrée !

  2. La pluie nous agace aussi donc pas de regrets d’ être au pays des trolls et hobbits
    Et votre récit nous fait rêver sous la couette …
    Bonne suite bises

  3. Hors période touristique, le lieu est magique sous le soleil avec des dégradés de bleu et vert sublimes !
    Bonne route, bises
    Régis

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