Trogir

Après Zadar, nous avons encore roulé jusqu’à Trogir, 120 kms au sud. Passé la nuit dernière sur le parking jour et nuit de la marina, avec accès aux comodités de la capitainerie (douches, toilettes, wifi). C’est un drôle d’endroit, pas désagréable pour un parking, au beau milieu des bateaux sur cales, à voile et à moteur. Il pleuvait tellement qu’on a même pas tenté d’allumer le réchaud car une station debout sous le hayon arrière de la voiture sur nos têtes ne nous protégeait pas suffisamment de la pluie. On est donc allé au restaurant, un Croate, où Nathalie a trouvé la soupe dont elle rêvait et moi le burger gourmand que je ne mange habituellement jamais. Nuit calme entourés des grands mats.

Départ vers 9h30 ce matin, la pluie a fait une pause et on s’est empressé d’aller flâner dans la vieille ville de Trogir avant de reprendre la route du sud. Nous l’avions repérée la veille, sans réellement mesurer ses qualités.

Cette façade est bien intriguante, travaillée d’ornements qui font penser aux fenêtres du palais des Doges de Venise. La maison semble héberger une antenne ou bureau de la culture Croate, à moins qu’elle soit un monument conservé par lui… Sans guide des lieux, difficile de le savoir.

Sur les tours de défense du port, reliées entre elles par des remparts formant un château, poussent des giroflées, un peu partout, à même la pierre, qui semble traverser les temps avec une grande insouciance .

Chaque petite ruelle étroite invite à fouler ses inusables pavés. Les commerces sont encore peu ouverts, la saison arrive mais la pluie la retarde semble-t-il.

Trogir est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1997 parce qu’elle a été reconnue comme la plus belle ville médiévale de la Dalmatie.
Elle a été fondée au IIIe siècle avant J.C par les Grecs avant d’être occupée par les Romains. Sous les hungaro-croates au XIIe siècle, elle prend son essor grâce au commerce maritime, sa cathédrale est construite au XIIIe siècle. En 1420, Trogir tombe sous l’influence des Vénitiens : consolidation des remparts, architecture Renaissance, mais le declin de Venise en 1797 entraîne celui de Trogir.

Sur la place de la cathédrale, un petit kiosque où un groupe vocal masculin chantait. C’était si prenant que nous nous sommes approchés. Pas de traces audio à vous proposer malheureusement. Je tacherai de faire mieux la prochaine fois. Quelles voix, profondes, douces, puissantes, précises, mais surtout dans une écoute les unes avec les autres : un vrai bonheur ! Nous venions pour la première fois d’entendre les chants Dalmatiens. Sans savoir où était passé le cent unième !

Nous reprenons la route vers le sud par la côte Adriatique, avec comme objectif de se rapprocher de Dubrovnik. Nous avions lu que le passage de la frontière avec la Bosnie-Herzégovine, large de 25 kms à cet endroit, prenait du temps.  Une toute nouvelle route avec pont a haubans, deux tunnels, permet de traverser la bande Bosniaque pour rejoindre la Croatie qui se poursuit quelques kilomètres plus loin… Une rare étrangeté frontalière.

Nous avons fait halte ce soir peu après Slano et Banja, où nous avons pris une chambre chez l’habitant. Il était temps pour nous de laver notre linge et de le sécher, et de retrouver un moment, le confort et la chaleur d’une maison.

Depuis notre appartement, vue sur le détroit de Luka Slano.

Le temps de poser nos affaires, lancer une machine à laver et nous voici repartis nous balader dans la baie de Slano.

Un bien grand hôtel pour ce petit port.

Et un bien gros bateau de croisière pour transporter les clients de ce grand hôtel dans ce petit port.

A quelques centaines de mètres de là, un bateau et son matériel de pêche.

Et tout près encore, cette petite chapelle, du temps sans doute où il fallait protéger les pêcheurs du mauvais temps en mer.

Et le temps de se retourner sur notre bout de chemin, nous rentrons à notre maison d’un soir.

1 commentaire

  1. Très jolie ville Trogir. Merci pour les photos. Comme les Vénitiens ont été présents, la façade intrigante est certainement leur œuvre. C’est vrai qu’on pense à Venise

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