Thessalonique

Quitté nos quartiers d’Ioannina sous la pluie ce matin. En ce dimanche, pas trouvé de quoi se faire un petit déjeuner sur la route, on avait bien du pain mais pas de beurre (on en jamais : on a pas de frigo alors on a du miel 😅), on avait de quoi se faire du thé mais il nous fallait un abri pour lancer le réchaud car ça tombait dru, on a bien trouvé quelques supérettes à bières, sodas et chips, mais pas de jus de fruits. On a bu de l’eau en attendant de trouver un bon café chaud, puis Thessalonique.

En attendant,  nous nous élevons de montagne en montagne qui nous conduisent sur nos traces de l’an dernier, dans le village de Metsovo, et ses airs de Chamonix Grec, avec son fameux fromage fumé et ciré qu’on dirait une grosse saucisse. On poursuit par les petites routes, Minea et Kranea.

On reste dans les brumes très longtemps, avec les antibrouillards car on n’y voit goutte. Je décris car on manque de photos ! On perçoit de temps à autre un panneau signalant la proximité d’un virage prononcé, la présence possible d’ours, le port des chaînes en cas de neige. On voit ou devine les piquets de déneigement sur le bord de la route, évite quelques trous à crever un pneu. On croisera deux voitures sur une quarantaine de kilomètres. Dans un moment fugace, on perçoit la lumière solaire, que retient encore une couche de brumes épaisses, et on découvre un paysage austère de plateau, sans végétation, seulement des buttes et des creux, dans plusieurs tons de verts superbes, zébrés de temps à autre par des affleurements de roches grises. Puis quelques rares hangars et fermes en tôle ondulée zinguée abritant hommes et bêtes. Et au sortir d’un virage encore brumeux, un petit Stewbal dans le mauvais temps, qu’il avait donc du courage !

Suit ensuite une longue redescente jusqu’à gagner la plaine par les routes traversières en évitant les péages. On traverse des villages où la vie en extérieur du dimanche après midi reprend doucement, il doit être passé midi. Les vieux attablés au café, quelques rares commerces ouverts. On sent qu’on est là en zone de marais, entre deux eaux, douces et salées. Ici un pont qui enjambe le canal, semblable à un matériel américain de la libération, traverses en bois déglinguées, sens unique nécessaire, limité à 5 tonnes.

Et par touches successives, c’est Thessalonique où l’on trouve à se garer dans le quartier de la Rotonde.

Ci dessus et dessous, l’arc de Galère (303 avant J.C) érigé pour célébrer la victoire de Galère sur les Perses, fait irruption au milieu de la Thessalonique contemporaine.

Et ça et là dans la ville…

… La ruine marque son territoire, le revendique, l’assume, prend place dans nos imaginaires. Mais trêve de réflexions à deux balles, pour trois de plus, on a un délicieux gyros des familles, enroulé dans sa galette qu’une crème onctueuse allège…

Plus bas vers la mer, la dite Tour Blanche, c’est là qu’on les a mangés.

Et sur la promenade du front de mer, Alexandre le Grand qui se pavane en bronze… Le gaillard cohabite avec les bateaux de pirates aux horloges digitales, ridicule mais il faut bien vivre avec son temps.

 

 

 

7 commentaires

  1. L’armée de Galère composée de 25000 hommes, a combattu et battu à plusieurs reprises les Perses. Elle est allée jusqu’en Arménie, votre destination.

    Galère est aussi connu comme le dernier empereur romain persécuteur des chrétiens mais qui à la fin de son règne promulgue un édit de tolérance (311) à leur égard, car ils étaient devenus trop nombreux. Son successeur, Constantin sera le premier empereur chrétien.

  2. Et souvenir de cathé, Saint Paul a écrit deux lettres aux Thessaloniciens pour consolider leur foi mais également pour les amener à être patients, en attente qu’ils étaient du retour du Christ marquant la fin des temps. Parousie, précédée de l’Apocalypse, que Paul avait largement évoquée pour fidéliser. Grosso modo, le berger venait rechercher ses brebis à qui il avait préparé une place : une bergerie ?

  3. Jacques, ds ton précedent commentaire,tu fais une demande inconsidérée, la voiture bouge, les virages nuisent å la photo et la vitesse aussi . En plus, je ne suis pas tres vive, le temps que je sorte l’ appareil hop le cheval est passé, ne reste que le rétro …mais je le trouve assez photogénique finalement ! Biz

  4. « Je décris car on manque de photos »
    Luc, en lisant tes descriptions, des images apparaissent, elles viennent toutes seules, même pas besoin de photos parfois !

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