Salut ! Pas grand chose aujourd’hui : pluie ce matin, on était à la plage et on essayait d’estimer le sens de l’évolution des nuages quand il a commencé à pleuvoir sur nous !
Retour à la voiture pour lire au sec, terminé mon deuxième livre depuis notre départ (L’évangile selon Pilate, d’Eric-Emmanuel Schmitt). Je suis frappé par les similitudes d’avec le premier (Au temps de la comète, de Herbert Georges Wells). Ce qu’ils partagent ? Une réflexion sur les rapports humains, modifiés soudainement mais durablement par un évènement cosmique dans « Au temps de la comète », et par les effets sur les hommes des paroles et des actes d’un charpentier de Nazareth.
Ces deux livres que tout sépare sinon (lieux, époques, cultures, contextes…) ont une étrange résonnance avec nos temps présents, dans lesquels on sent bien que les grands récits – comme on dit, mais qu’on devrait dire « vieux récits » – sont derrière nous, épuisés, et les nouveaux, sont quelque part en gestation, en germes, en devenirs, attendus comme le messie ou la comète, mais sans qu’on sache à quoi les reconnaître… Quoiqu’on ressente ici et là, de perceptibles soulèvements de la terre : puissance des bourgeons qui percent le goudron et fendent le béton !
Le soleil a fini par se frayer un chemin derrière les nuages et on a retrouvé couleurs et chaleur de la Grèce. Ah, j’ai perdu aux boules, première partie depuis notre départ !
On reprendra la route vers le mont Olympe demain matin.
Héhé, je ne suis pas la fille d’ Augustin pour rien !