Sanctuaire d’Asclépios et Théâtre d’Épidaure

Le site du Sanctuaire d’Asclépios et du Théâtre d’Épidaure n’est qu’à une quinzaine de kilomètres de notre campement. On y est donc assez tôt pour éviter la cohue générée par les arrivées massives par autobus.

Billets en poche (12 euros / personne), on entre dans le site et le premier des lieux que l’on peut voir et vers lequel on est dirigé, c’est le théâtre. Il faut dire qu’il y a du level, comme disent les jeunes.

On est évidemment saisi par la taille mais aussi par le niveau de conservation de l’ensemble. Seul manque le mur de fond de scène.

On est étonnés de voir que les Grecs jouaient déjà au basket ball, dans une forme hellénistique bien sûr, avec ballon en marbre. A moins, et c’est certainement cette hypothèse qui prévaut, que ce ne soit un décor pour le spectacle contemporain qui a cours en ce moment. Tout le matériel son et lumière est installé, ce qui transforme ce lieu de patrimoine en lieu de spectacle vivant, qu’il a été.

On ne résiste pas longtemps à aller s’installer au sommet, d’où l’on peut entendre des visiteurs parler à d’autres distants, à voix normale au centre du cercle de la scène, et même, déchirer une feuille de papier !

Dans un moment de calme relatif, je ne résiste pas longtemps au plaisir de descendre au centre et d’y sortir l’harmonica, le temps d’y jouer le thème de « Cécile » de Claude Nougaro, les quelques français présents apprécient, de tout en haut !

Puis au sortir du théâtre, c’est le Catagogion que nous croisons sur notre route. Cet hôtel de 160 chambres permettait de recevoir les pèlerins et patients (car le site comprend également une unité de soins) ainsi que leurs familles. Seule la reconstitution dessinée nous permet de voir les 4 modules carrés accolés mais dont les ailes Est et Ouest ne communiquent pas, pense-t-on, pour ne pas perturber les contagions… On est à la fin du IVe siècle avant J.C.

Puis c’est le stade, qui fait toujours l’objet de restauration (?). Le matériel de levage est en effet bien rouillé. Mais on voit nettement les gradins qui se font face et on imagine sans peine la souffrance humaine et animale que ces lieux ont dû accueillir…

Presque en face, c’est le Prestatorion, le restaurant si vous voulez. Il n’en reste que l’emprise au sol mais les quelques colonnes et le début de façade dans l’angle supérieur, nous donnent la toise d’un bâtiment de belle taille lui aussi.

Enfin, les bains (Akoai), le seul endroit fréquentable du site, permettaient de choisir des eaux à température ambiante (tepidarium), chaudes (caldarium) ou de vapeurs (sudatorium), excusez du peu… Si vous disposez d’un module de téléportation, choisissez « Akoai », vous ne le regretterez pas.

Cette vue des bains permet de s’en représenter les dimensions.

Votre reporter bienheureux par 40 degrés au soleil.

Et ce drôle de bâtiment ? Et bien il faudrait demander à un.e helléniste et historien.ne de la médecine car ce que j’en ai compris est passablement mystérieux et incomplet : on venait ici pour entrer en contact avec Asclépios, Dieu de la médecine, qui pouvait vous guérir de vos maux (ou pas) par incubation. Il fallait donc rester quelques temps à son contact pour espérer la guérison.

La médecine moderne a troqué la divinité contre le médecin, pas plus accessible ni moins cher, mais qui lui, se doit de répondre de ses actes.

A cette époque, il existe bien une médecine, mais elle est lacunaire et en pleine constitution. Les outils de chirurgie d’époque exposés au musée du site nous amènent à comprendre celleux des patient.e.s qui préférèrent l’incubation divine, moins intrusive (quoique…).

 

1 commentaire

  1. J’ai tout à fait souvenir (c’était pourtant il y a très, très longtemps !) de cette même sensation imposante de ce théâtre majestueux d’Epidaure.

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