Gialova – plage de Voidokilia et cascade de Kalamaris

Journée parasol plage lecture (fini Siva de Philipp K. Dick, j’en veux lire un autre de lui !). A l’heure où le soleil redevient amical, soit vers 17h, on va sur la plage de Voidokilia, qui est toute proche par la piste qui longe le parc naturel.

C’est une très belle plage, en arc de cercle, ouverte sur la mer à l’Ouest et tournant le dos à la lagune côté Est. Toute la zone est protégée, on ne sait pas de quoi, car de nous elle ne l’est pas beaucoup. Nous sommes la pire cause de perturbations pour ce milieu sauvage. Nous sommes nombreux à fréquenter cette plage et je doute que ce soit les conditions optimales pour les tortues qui viennent pondre ici de mai à août… Pour les dunes naturelles qui servent de toilettes, pour les poissons de la baie qui se font courser et pour les oiseaux de ces eaux entre mer et eau douce.

Je suppose qu’ici comme ailleurs, c’est l’activité économique qui prévaut aux droits des animaux à disposer de leur milieu. Car s’il n’y a pas de bar dans les environs, un service à la demande est organisé et l’on peut commander ses consommations… depuis sa serviette.

On reste le temps d’une baignade et on repart en direction de la cascade de Kalamaris à quelques kilomètres à l’intérieur des terres vers l’est.

On suit le GPS Maps de Google qui ne nous emmène pas au bon endroit. Après plusieurs tentatives, je trouve le bon chemin avec les cartes OpenStreetMap d’Osmand, sauf qu’il nous dirige vers un raccourci par une ancienne piste désaffectée. Grosse déclivité, gros trous, saignées profondes, et une fois engagés, il faut continuer. On se gare dans la descente à mi hauteur et continuons à pied jusqu’au sentier. Je veux m’assurer que ça passera jusqu’en bas.

Cette cascade est magnifique, son bassin est modeste mais son eau est fraîche et le site est superbe. L’eau s’écoule gentiment sur un pan de roche incliné.

Il y a près d’une soixantaine de mètres à la verticale, de la surface du bassin jusqu’au fait des grands arbres tout en haut de la falaise. Tout en haut, deux grands rapaces tournent dans le ciel.

On se sent tout a coup petits et vulnérables, il ne manquerait plus que de voir surgir des Elfes derrière ces arbres noueux et torturés.

Il reste à descendre la voiture sans rien casser pour récupérer la bonne piste. On est de retour pour 20 heures au camping.

Demain on poursuit notre remontée au nord, 20 kms seulement, mais comme on le voit régulièrement, les paysages changent vite ici !

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.