Sur la route de Patras

Soirée et nuit paisible, sans pour autant avoir bu la tisane éponyme, au camping hier soir. Ce matin, thé délicieux, à l’eau prise à la fontaine de Messini, c’était l’avant dernier sachet du thé : bravo Brigitte pour ton sens du timing, il en reste un pour l’Italie demain 😜

Notre verdoyant campement ce matin : mettre ce voilage d’intimité nous a donné l’idée d’en faire un en tissu moustiquaire jusqu’au sol pour le prochain voyage. On est contre personne mais les moustiques ne sont pas les bienvenus, vive les grenouilles !

En partant sur la route de Patras, à un croisement des routes, je me trompe et vais tout droit. Pas grave me dis-je, je vais faire demi tour dès que j’en aurai la place… Et là, que voit-on ?

Les bains de boue Romains que l’on a cherché hier et que le GPS situait au milieu d’une résidence de bord de mer… Les voilà, sous nos yeux par suite d’une erreur ! L’info sur Maps était erronée, nous avions trouvé fortuitement sa vraie localisation ! A nous les bains de boue !

Et voilà le travail, plus qu’à laisser sècher et à rincer, avec une eau bien souffrée.

Et nous voilà repartis jusqu’au port de ferrys de Patras. On étaient là l’an dernier à peu près au même moment, mais en side-car ☺️

L’engin a l’air d’un bateau de course, mais géant. J’ai peur que ce type de bateaux rapides soient ceux qui effrayent les baleines…

Une fois à bord, c’est un autre temps qui s’écoule, au rythme des annonces marquant les repas, et du paysage qui change lentement, image par image.

La sortie du port, animée par les mouvements des hommes en orange qui s’occupent des cordages sur les quais, et ceux qui dirigent le chargement des véhicules.

La sortie de la rade, où l’on passe près des terres, et peu à peu, ces îles que l’on côtoye de moins en moins souvent, jusqu’à ne plus les voir, et c’est la pleine mer, puis la nuit enveloppe tout.

La sortie sur le pont au milieu de la nuit en allant pisser. Il tombe un petit crachin. La lumière du pont dans la brume est aussi irréelle que celle d’un décor de théâtre. Je m’attends à voir Paolo Conte, chapeau et grand manteau, fredonner « Gelati Al lemone », personne n’apparait ici, mais j’entends sa petit musique et rentre me coucher.

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