Dogancili

Partis ce matin vers 9h après un petit déjeuner thé pain miel, un thé fait de la veille et tenu chaud dans la thermos. Direction nord-est d’Istanbul, à Dogancili, pour y rejoindre le prochain bivouac. Pas prévu d’arrêt dans la mégapole : on y est déjà allés plusieurs fois et on en garde de très beaux souvenirs…

Pour y parvenir, une route sans péages qui sinue à souhaits une partie de la matinée, les villages sont fort rares, on sillonne une campagne de cultures de grande taille, un mix de la Beauce et du Morvan si c’était possible, avec des routes fort dégradées par les engins lourds qui les empruntent sans doute. Puis on prend des voies plus grosses, des nationales à 2 fois 3 voies.

On entre dans Istanbul par étapes, on en découvre aujourd’hui les aspects les plus urbains, par l’autoroute intérieure, concentré de conduites vraiment flippantes… Le passage du pont Fathi Sultan, le troisième des quatre ponts qui enjambent le Bosphore, reliant la mer de Marmara et la mer Noire, est intense.

On passe devant le stade de Galatasaray et serpente entre de hauts buildings vitrés.

On sort peu à peu de la tentaculaire ville qui nous signalait « Welcome to Asia » ! Nous y voilà, c’est symbolique mais ça compte. Nous ne trouvons pas tout de suite notre destination, mais arrivons finalement au Bella Camp. Bel endroit, dans le village, un grand champ arboré, face a la mer Noire. Tenu par le fils énergique et sympathique d’une famille d’origine Arménienne. Tout semble très investi ici, et la musique tient une place d’invitée permanente. Une petite sono sur une scène, avec batterie, guitares, percussions, micro. Tout est en place pour jouer.

Mais aujourd’hui, tous sont affairés aux préparatifs de la saison qui arrive, et pour l’heure il fait encore frais par ici. Les clients se résument à deux couples de touristes européens, et une famille et un petit groupe d’amies Turques arrivés plus tardivement.

Un petit lodge à louer qui jouxte notre emplacement, il y en a au camp quelques uns similaires en taille et matériaux, mais en fait tous sont différents, c’est du fait main, ces pièces sont uniques.

Nous faisons connaissance avec les animaux des lieux, Nathalie croise un lapin blanc :

… et moi un jeune hérisson :

Puis les chats et les chiens viennent voir à qui ils ont affaire. On accepte tout le monde autour de notre table, ce qui, au moment des keftas et poivrons sautés, génère quelques brefs et secs conflits.

On se rend compte à quel point le voyage de cette année diffère de celui de l’an dernier. Par le moyen de locomotion d’abord. La voiture est banale et se fond dans la normalité ambiante là où le side-car attirait l’oeil et faisait naître les conversations partout. Mais un autre effet, lié celui-ci à la bulle chaude et enveloppante que créé la voiture : une sorte de cocon. Si celui-ci rassure, réchauffe, il nous isole aussi beaucoup du monde par rapport au corps du motard nécessairement engagé dans son environnement.

Vu la météo très pluvieuse cette année, nous ne regrettons pas notre choix, d’autant qu’il nous permettra chaque fois que possible, de bivouaquer hors camping en autonomie. Nous n’avons jusqu’ici planté la tente qu’une seule fois, en Albanie. Le reste du temps nous avons dormi dans l’auto, si son volume intérieur n’est pas aussi important que celui de la tente, il ne manque ni de confort, ni du plaisir d’entendre le clapot de la pluie sur le toit, au sec !

1 commentaire

  1. Et bien nous on a toujours autant de plaisir à vous lire et à vous suivre, comme un petit rituel….😊
    Des bises en attendant la suite!
    Ps: tjrs pas de soleil en Haute Savoie 😉

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