Uçmakdere

Nous avons ce matin pris la route assez fébrilement, la perspective de retrouver la Turquie nous mettait en joie. Pris l’autoroute côté Grec jusqu’à la frontière, vastes plaines et plateau de cultures, peu d’habitations. La frontière Grèce-Turquie est assez particulière à Ipsala : les deux postes frontières sont éloignés d’un bon kilomètre, durant lequel on passe – dans une zone tampon – sur un pont gardé militairement de part et d’autre. Ça rigole pas, ambiance check-point et barbelés. Ça témoigne surtout des relations à vif qu’entretiennent ces deux voisins.

Puis on retrouve les vastes routes Turques. Les panneaux « DUR » de Stop, et les décors peints et découpés, de voitures de police posés sur le bas côté de la route pour annoncer des contrôles.

On roule encore sous des trombes d’eau, qui semble-t-il, nous suivent à la culotte depuis notre départ… Fort heureusement avec quelques moments de pause durant lesquels, une éclaircie découvre les pattes de ces échassiers fragiles du bord de mer…

Puis, dans un virage serré, la pancarte attendue annonçant notre hébergement du jour : Uçmakdere Çinar, un camp « alani » voué au pique-nique familial, mais en cette saison, on peut y camper. Vu le temps, on ne plantera pas la tente, on dormira dans la voiture.

A cet angle de l’itinéraire, la raison me dit « N’y vas pas ! La voiture n’est pas amphibie » et mon petit diable intérieur : « Ouais super, ça passe à l’aise ! ». On finit par descendre de voiture pour régler le dilemme (bénéfice (ou limite) de l’expérience) 😂

Et la suite est incroyable, et tout à fait Turque :

A l’aise en effet, sauf les jours de gros temps…

On est seuls ici, sous des érables sycomores séculaires. On sera rejoint un peu plus tard par un autre campeur, un voyageur Turc, qui se déplace en Vespa et dort sous tente.

Aucun doute qu’en plein été, ces arbres savent conserver de la fraîcheur. Pour l’heure, ça et là, au sol, quelques trouées lumineuses et chaudes : le soleil est de retour. Sur la petite plage, on peut même s’assoir et se dorer un peu.

Le chant du Muezzin a resonné du village jusqu’ici, il était 20h30. Pas de doutes, nous sommes bien en Turquie ! Ce soir ce sera kefta maison et bière Ephèse sous les arbres.

2 commentaires

  1. À qui allez-vous faire croire que vous êtes en Turquie, quand j’aperçois sur les photos -1° une cabane de pêche au carrelet typique des estuaires de la côte atlantique et que -2° je reconnais bien une grisaille digne du climat de la Loire Atlantique. Peut-être allez-vous croiser Blaise qui fait une étape à Nantes ces jours-ci.

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