Bonne nuit en bord de mer sur la plage. Reparti ce matin pour visiter Safranbolu, poursuivre vers le village de Yörük Köyü pour rejoindre notre étape de ce soir à Kastamonu, où nos recherches nous ont menés à l’hôtel. Il faut dire qu’il pleuvait à verse et que les camping sont au prix des hôtels. Nous avions trouvé le prétexte pour en trouver un où regarder la chaîne gastronomique en mangeant des baklavas en sirotant une bière. Voilà où on en est. Et au lieu de ça, on a trouvé Erdogan sur au moins 4 chaînes, il n’a pas très bonne mine le garçon. Mais on vous raconte notre journée.
On est partis vers 8h30, récupéré la grand route et traversé une vaste et superbe forêt, dont les arbres recouvraient la route de leurs branches. Le soleil et le vent de concert faisaient danser la lumière en dessous, c’était hypnotique. Puis on a grimpé sur un plateau à 1.000 mètres, aux faux airs de Jura.
Arrivés à Safranbolu, nous cherchons la vieille ville et grimpons au musée de la ville, d’où on jouit d’une vue étendue.


Les maisons de cette ville sont appelées konak. De forme carrée, cubique en fait, surmontées d’un toit à 4 pans, elles ont été construites en bois et pisé de briques de terre crue selon les règles de l’architecture ottomane. Elles ont été sauvées à temps de la destruction par l’opiniâtreté du ministère de la culture Turc et par le classement au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO de près de 170 maisons et bâtiments.


Le temps d’un tchaï depuis ce toit terrasse, notre premier en Turquie cette année ! Et nous repartons pour le village de Yörük Köyü à une dizaine de kilomètres d’ici.
Nous trouvons ici le même type de maisons, des konak assez bien conservées, dans leurs jus comme on dit, ce qui donne un charme supplémentaire à l’ensemble du village. Quelques unes sont délabrées, le programme UNESCO n’ayant vraisemblablement pas étendu sa manne jusqu’ici. C’est bien dommage car si l’état général des maisons composant ce village est relativement bon, le village semble être resté vivant et de petits commerces commencent à s’installer.






Ces bâtiments sont fort bien pensés, conçus et réalisés, en fonction du mode de vie musulman, dans lequel l’intimité de la famille est respectée : le rez de chaussée de chaque maison par exemple, ne comporte sur rue, qu’une large porte de bois et aucune autre ouverture hormis quelques fentes d’aération.
C’est à l’étage que vit la famille, hors de portée des regards extérieurs. De la même façon, la légère avancée du mur de façade à partir du premier étage, à la façon d’un bow windows, permet aux membres de la famille de voir à l’extérieur sans eux-mêmes y être exposés.
A la sortie du village se trouve le lavoir. Sa visite guidée nous a appris qu’il avait fonctionné jusqu’en 1985.


Cette grande table à battoirs accueillait 17 personnes, des plus petites aux plus grandes, car le sol n’est pas à la même hauteur tout autour du lavoir.

Nous reprenons la route jusqu’à Kastamonu, une petite ville qui comme bien souvent en Turquie, demande qu’on la parcoure pour en apprécier les petits coins accueillants.




Demain nous irons jusqu’à Sinop, ce petit ergot qui avance en Mer Noire au milieu de la Turquie.