Ce matin nous déjeunons sur la petite terrasse face à la mer. Jackie et Faouzi nous disent que finalement ils ne resteront pas 2 nuits comme nous mais qu’ils préfèrent partir de suite sur Trabzon, Turquie, pour tenter d’obtenir un visa Russe de transit pour rejoindre l’Ouzbékistan. On se souhaite bonne route.
Ce matin nous partons donc seuls pour la visite de Batoumi. A son approche, dans le sens nord > sud, le long de la mer Noire, c’est le port avec ses grues et les grandes tours du bord de mer qu’on voit émerger de l’horizon. Notez la piste cyclable rouge, bon ici ça va, mais en ville, elle sert de parking.


C’est par la visite du musée des arts d’Ajara que l’on commence la journée.

Cette belle et grande bâtisse de type hôtel particulier de l’extérieur, est en fait un seul et même volume cubique offrant ses quatre murs a chaque étage pour exposer des oeuvres qui déconcertent quelque peu. Beaucoup d’artistes étrangers offrant leur regard sur la Géorgie, très souvent de ses modes de vie, pastoraux ou villageois. On y trouve aussi les thèmes du portrait et des paysages mais trop peu d’artistes Georgien.nne.s sont représentés. A quelques mètres en retrait des tableaux, des sculptures de bronze de petites dimensions forment un carré plus petit a l’intérieur de celui de l’étage. Ce sont des personnages, souvent des couples, parfois des personnages seuls, une approche contemporaine pour cette exposition temporaire mais qu’on a bien du mal à situer dans ce face à face qu’elles ont avec les tableaux, couvant eux une vaste période de 1880 à nos jours.
Ça déroute mais ça et là, forcément, quelques pièces semblent émerger de l’ensemble.


En sortant du musée on suit des petites rues perpendiculaires au boulevard du musée pour s’enfoncer un peu en ville. On y croise de très belles maisons, au charme rétro, dans des états de conservation très variables.



Puis on rejoint le bord de mer et la grande promenade arborée qui la borde.

Là bas (ci-dessus) une tour en construction, très fine, très haute, sur une base triangulaire au sol.

On est saisi par le mélange, l’hybridation des styles architecturaux sur de nombreux bâtiments. Cela devient pour cette ville, presque un signe distinctif. On sent un peu partout l’héritage soviétique, dans ce rapport étrange entre la mesure fine des maisons familiales et la démesure des bâtiments collectifs. On pense bien souvent à l’Ouzbékistan où des restes du communisme produisent les mêmes effets.

Ci dessous la tour dite des lettres ou encore « alphabétique » : on y voit les 33 lettres de l’alphabet Géorgien tout au long des deux bandes hélicoïdales qui partent du sol jusqu’à la sphère du sommet à 130 mètres de haut.


Ci-dessus au premier plan, c’est le bâtiment tout en bois d’une grande salle de spectacle dédiée aux shows de grande ampleur.

La tour à l’arrière de cet immeuble possède dans sa partie supérieure, un renflement dans lequel sont lovées des cabines : quand la fête foraine s’invite en architecture…


Ci dessus, la statue de Médée brandissant la toison d’or rapportée par Jason.

Ci-dessus, non ce n’est pas un énorme disque dur de la marque La Cie, mais l’immeuble presque terminé d’un grand hôtel en partie haute à droite et d’appartements de luxe en partie basse à gauche.



On aura vu qu’une petite partie de la ville seulement, car nous y étions à pied, et qu’on a passé un peu de temps à chercher une banque Liberty Bank pour y acheter notre assurance voiture. On aura vu beaucoup de bâtiments sans pouvoir les nommer, ne sachant comment lire les caractères Géorgiens et ne sachant ni les prononcer ni du coup, les retenir en mémoire !
Je découvre en écrivant ce post que nous sommes passés à côté de ces deux sculptures géantes qui se fondent l’une dans l’autre à certains moments du jour. Elles sont l’œuvre de la sculptrice géorgienne Tamara Kvesitadze et se nommait initialement » homme et femme » mais s’est appelée Ali et Nino à partir de son installation en 2007.

C’est surprenant. Que de contrastes dans cette ville. Vous y restez encore qques jours ?
Bonnes découvertes a venir.
Bises
Coucou Claire ! On est resté une journée à Batoumi et on a repris la route pour aller vers le nord est, puis à Tbilissi où nous resterons deux nuits en appartement, car besoin de faire du linge 🫣