Tbilissi

Un mois qu’on est parti de Montreuil, et nous voilà à Tbilissi dans la capitale Géorgienne ! Elle est à l’image de ce que nous avons vu jusqu’ici du pays : aussi belle et attachante que foutraque et déglinguée. Il pleut des cordes ce soir, on s’était déjà pris une petite rincée en fin d’après midi en guise de répétition, juste ce qu’il faut pour sentir un peu de fraîcheur sur la peau.

On est parti tôt ce matin, 8h, car on devait prendre notre Airbnb à Tbilissi à 14h. Traversé la plaine orientale de la Géorgie, entre le petit et le grand Caucase. Le premier a des sommets jusqu’à 3.000 mètres d’altitude, le second jusqu’à 5.000. On voyait de la neige sur les 2 chaînes, entre les nuages, car nous n’avons pu les voir que par bribes. C’est un an qu’il faudrait, pour explorer ces montagnes là !

De grandes plaines vertes et cultivées : tomates. poivrons, vignes, blés parsemés de coquelicots et autres pavots aux couleurs vives : superbe.

La plaine laisse peu à peu la place à des collines hautes et serrées dans lesquelles s’agitent au travail (un dimanche) des centaines d’ouvriers oeuvrant à la réalisation d’ouvrages pour l’autoroute reliant Koutaïssi à Tbilissi : construction de ponts, forage de tunnels, fabrique de pilônes… La route se fraye un passage au milieu de ce vacarme titanesque. Nous baignons dans un brouillard de poussières et de gasoil mal brulé.

La conduite sur les routes Géorgiennes est déjà éprouvante, mais devient terrifiante avec des camions de chantiers chargés à bloc, excitant l’impatience des conducteurs, prêts à passer les doubles lignes blanches en virage et sans visibilité pour doubler, comptant sur le fait que chacun se poussera au moment critique… Un genre de roulette Russe que beaucoup pratiquent ici avec une inquiétante désinvolture.

Puis l’autoroute se stabilise dans sa forme à l’approche de la capitale, la dernière centaine de kilomètres est fluide. Arrêt en station service sur une aire flambant neuve : un vélo solaire et une Porsche se disputent une place de parking, le vélo sera plus rapide !

L’engin est remarquable. Les capteurs font aussi office de toiture lorsqu’il pleut et de protection solaire ! Question : les capteurs permettent combien d’autonomie ? Je vous rappelle que c’est sur l’autoroute qu’on la croisé !

Et non loin de là, nous garons la voiture devant cette réplique de l’araignée de Louise Bourgeois !

Un petit crochet par le monastère orthodoxe Géorgien du VIe siècle Djvari, peu avant Tbilissi. Sa situation géographique est rare et fort intéressante : au sommet d’une arrête montagneuse, offrant une vue surplombante sur deux rivières qui se rejoignent en contrebas : la Koura et l’Aragvi. Il fait face à la ville de Mtskheta (patrimoine mondial UNESCO), qui a jadis été la capitale du royaume d’Ibérie.

Au moment de quitter les lieux nous faisons la rencontre de deux pétillants cyclistes : Camille et Romain, un couple de Lyonnais qui vont jusqu’a Tokyo en vélo ! Ils cherchent à placer leur voyage sous le signe de la gastronomie et de la transmission. Bonne route à eux !

Voir leur blog pour découvrir leur projet >>>

Enfin Tbilissi ! La ville est étonnante, aussi urbaine que villageoise, elle fait se côtoyer les cours intérieures des quartiers aux vieilles maisons de brique crue à peine collées, les constructions contemporaines audacieuses et intégrées, et fait aussi une place une modernité plus conventionnelle de bâtiments sculptures… Nous en verrons demain. Nous voyons tout celà depuis le sommet de la colline de Mtatsminda, où nous sommes grimpés en empruntant le funiculaire du même nom.

Nous grimpons doucement à pied en suivant la route qui zigzague dans un entrelacs de sentes plus ou moins carrossables.

Et rencontrons ce chantier : pensées pour Sylvain devant ce grand et étonnant Kapla !

Du haut de la gare du funiculaire, ce point de vue bien bouché par une météo capricieuse…

La tour des communications, grand standard des ex pays du bloc communiste, Tashkent en Ouzbékistan a la sienne également.

On est ici à l’arrière de la gare du funiculaire, dans le vaste parc d’attractions de Mtatsminda. Tout y est démesurément grand. On ne sait jamais très bien si cette grandeur est censer magnifier le peuple ou l’idéologie qui prétend le mettre au centre de tout.

Qu’en pense cet Ent ?

Et ce cousin(par alliance) de Yoda ?

Et ces escaliers qui semblent sans fin, qu’elle foule les a jamais parcourus ?

Enfin, tout rentre dans l’ordre (rouge), Spiderman finit sa journée, crevé, à la poubelle, l’honneur est sauf.

On s’essaye d’abord à rentrer par un grand détour à travers bois mais sans équipement, la pluie nous fait renoncer, on ira au plus court !

Il va falloir qu’on vous parle cuisine et saveurs parce que sous des abords rustauds, la cuisine Géorgienne a en fait plus d’un tour dans son sac pour émoustiller nos papilles…

 

5 commentaires

  1. Irez-vous jusqu’à la Mer Caspienne ?
    Voilà une idée géniale pour votre prochain périple : le vélo couché solaire !

    1. Non hélas, pas de mer Caspienne, ni par l’Iran, ni par l’Azerbaïdjan fermés, une voie est ouverte par la Russie et Kazakhstan pour rejoindre le Tukmenistan mais ce sera niet pour nous !

  2. Louise Bourgeois a conçu (inversant les rôles) plusieurs « maman »s . Celle-ci en serait-elle une ?
    Bisous
    Cat

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