Haghpat

Nous avons quitté Tbilissi ce matin, deux heures seulement nous séparaient de notre étape du jour en Arménie : Haghpat, qu’on découvrira demain.

Une belle route dans les grandes lignes, c’est-à-dire avec des paysages très variés en peu de temps. Le changement entre Géorgie et Arménie est assez impressionnant. Vous le verrez sur les photos. Mais peut être plus que la variable des pays, c’est celle des montagnes, et de la météo qui importe !

Le passage de la frontière délivre encore son lot de stress, contrôle des papiers, fouille du véhicule, Nathalie doit descendre et passer avec les autres passagers dans le tunnel de contrôle des piétons, et moi passer le véhicule. Après la police Arménienne, on me dit que je dois payer, mais je ne sais pas pourquoi je dois payer, ni même combien je dois payer (même en le demandant). Formulaire rempli par l’officier des douanes, passeport, carte grise du véhicule, sa valeur ? Signez là. Ce sera 10.000 Drams (24 euros), alors que je ne suis pas encore rentré dans le pays ? Tout est prévu : il y a un DAB juste à côté. Je déteste ce genre de situation, qui me stresse et me rend irascible. J’apprendrai après le passage de la frontière, chez l’assureur pour souscrire l’assurance auto pour 10 jours, que ce qu’on m’a demandé de payer, c’était les frais de douane pour établir l’assurance que je ne revendrai pas le véhicule en Arménie et que je sortirai bien avec lui (ce que fait aussi le carnet de passage en douane), et non pas la taxe écologie comme on a pu me le dire…

L’écriture Arménienne n’est pour nous pas plus lisible que la Géorgienne. Elle emprunte aux caractères Grecs mais encore faudrait-il apprendre comment produire et prononcer ses sons.

Et puis nous grimpons, et tout change autour de nous, les plaines sèches font place aux vallées vertes… Encore une dernière série de lacets ben serrés, et c’est notre camping, en bordure de faille. Un très bel endroit tenu par un jeune homme vif et sympathique. Un couple d’allemands en WW combi occupe déjà les lieux, on fait connaissance.

Ici au bout du bout du terrain, avant la faille plongeant dans la vallée. Quelques carcasses de voitures rouillées perdent tranquillement leur acier sous la pluie, qui ne semble pas avare par ici.

Voici la vue depuis notre emplacement, il fait presque beau, mais le ciel est menaçant.

Il nous faut faire quelques courses. On installe notre cuisine sous abri et on repart jusqu’à Alaverdi à une dizaine de kilomètres de là dans la vallée.

C’est une ancienne ville industrielle, ayant vécu de la mine de cuivre à ciel ouvert, dont les bâtiments et engins ne sont plus que des fantômes aujourd’hui, rongés de rouille. Quand à la ville, elle semble avoir survécu, difficilement.

Un téléphérique suspendu à l’arrêt, une cheminée géante, des hangars sur lesquels la végétation a repris ses droits dans les plis des toitures. Et la désolation qui partout s’insinue dans ces ruines.

On fait nos courses et retourne à notre campement. L’orage craque et il pleut crescendo, le feu du barbecue crépite. On n’a pas été protégés très longtemps et on a dû décamper fissa quand de violentes bourrasques nous ont trempé en quelques minutes.

…le temps de se mettre au sec en sirotant ces deux bières locales. Nos voisins allemands eux, sont au vin Arménien. Le monde à l’envers quoi.

2 commentaires

  1. Canicule au nord de la Loire et pas de pluie depuis un mois ici ! Le monde à l’envers en effet !

  2. Grand changement de relief et végétation en effet, hâte d’en découvrir davantage !
    La vue depuis votre emplacement est superbe.

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