Alexandroupoli

Salut à toustes ! Nous voilà en Grèce ce soir, après une étape de 202 kms qui aura duré 9 heures, dont 6 pour faire les 3 kms de frontière Turquie-Grèce au poste d’Ipsala…

Quitté notre bivouac magnifique des Dardanelles ce matin assez tôt, la lumière y était si forte ! Et les grands bateaux transitant entre les mers Égée, Marmara et Noire filaient déjà là en convois. Quand je dis bivouac magnifique, il faut être honnête : magnifique, après l’avoir toiletté hier soir lors de notre arrivée, et rempli 4 sacs poubelles de détritus divers et fait un tas de verre… Nous n’avions cette année pas encore trouvé de site sali de déchets en Turquie, c’est chose faite.

On se met en route, via Gelibolu, avec un passage par le pont à haubans nommé « 1915 Canakkale » : le bestiau a deux tours de 318 mètres de hauteur, 2 x 3 voies, et mesure 2 kms entre chaque tour, sans compter donc, la longueur de tablier de chaque tour jusqu’à la terre ferme. Il est très impressionnant… Titanesque !

Encore un peu d’autoroute et de nationale et on reconnaît la proximité de la frontière à la file de camions qui stationne en voie de droite sur des kilomètres.

Du premier arrêt, à environ 500 mètres du poste frontière Turque, jusqu’à la sortie du poste frontière Grec, à 3 kms environ, il nous faudra 6 heures. C’est notre record…

Ci-dessus : bye bye la Turquie !

Ci dessous : coucou la Grèce !

On a révisé notre patience à tous les temps y compris l’imparfait du subjonctif (Il eut fallu que nous patientassions). On s’en sort pas trop mal : on a fait les blasés, fenêtres et portes ouvertes en mode frenchys débraillés, les pieds à l’extérieur, j’ai réussi un beau coup de soleil sur le genoux gauche. J’ai crains un moment la panne de démarreur tant ils ont été sollicités…

Notre chance à nous c’est qu’il y avait un vent latéral constant qui a permis que malgré les 28 degrés, on a pas souffert de la chaleur, même sans climatisation.

On tenait à vous montrer les rizières entre les deux pays, sous surveillance de l’armée de chaque côté, alors on a pris en photo la barrière 🤭

La Turquie, après la Géorgie et l’Arménie, sonnait comme un retour au connu, parce qu’on aime la Turquie et que sans même en parler la langue en dehors de quelques rudiments, on parvient à s’y débrouiller. Avec la Grèce, ce n’est pas vraiment le connu, mais le proche car à défaut de langue, c’est l’Europe qui nous rapproche, malgré l’épisode économique violent qu’ont vécu les Grecs de la part de l’UE il y a quelques années.

Une fois libérés des formalités douanières et de police (aucune fouille, simple vérification des papiers et visages), on met le cap sur le camping municipal d’Alexandroupoli.

De la plage on voit l’île de Samothrace, dont on peut contempler la victoire au musée du Louvre à Paris ( mais que fait elle là bas ? 🤔 )

Bref, on se rapproche encore un peu de vous 😀 Et on va continuer à vous raconter ce qu’on voit autour de nous, vous n’y couperez pas 😂

Bises !

 

2 commentaires

  1. Vous n’y couperez pas … la tête de Niké !
    On a bcp entendu parler des bas-reliefs du Parthénon volés sur l’Acropole et exposés au British Muséum, mais, semble-t-il, les Grecs ne réclament pas leur belle Victoire de Samothrace, tout aussi captive. Tiens, ça me donne l’idée d’aller la contempler (hélas pas sur site).

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