Karacaören

Parti ce matin d’Iznik, avec une grosse étape de 350 kms, jusqu’à Karacaören au bord du détroit des Dardanelles.  On s’est retrouvés là après moultes péripéties inintéressantes, parce que les environs de Parion nous sont apparus comme la côte méditerranéenne au mois d’août… Énormément de monde, et sur les routes et aux bords de mer.

A vrai dire on a fuit : après presque 2 mois à être là plupart du temps les seuls touristes du camping ou des environs, le retour à la proximité d’Istanbul nous a effrayés…

On a alors cherché à retrouver le petit camping de l’an dernier du côté des Dardanelles. Mais on s’est perdus (comme l’an dernier en side-car) dans les pistes qui y mènent, aussi parce que Google Maps n’en possède pas la bonne adresse… Mais les autres GPS non plus… Restaient nos souvenirs, alors même si on a pas retrouvé le camping en question (qui semble faire beaucoup d’efforts pour rester caché), on a quand même trouvé un endroit de bivouac génialement placé !

Mais commençons par le début, on a fait ce matin avant de partir, un petit tour d’Iznik, pour la découvrir et y faire quelques courses de victuailles. Cette ville très commerçante possède quelques trésors du passé, pas encore mis en valeur, mais c’est un début. On y a par exemple vu le chantier de restauration du théâtre romain.

Elle s’appelle Iznik mais ne nommait autrefois Nicea ou Nicée… fondée vers 300 av. J.-C., elle a été tour à tour hellénistique, byzantine et ottomane ! Elle est surtout – selon la wikipédia-  connue comme ayant été le siège des premier et deuxième conciles de Nicée, en 325 et 787 (les premier et septième conciles des débuts de l’Église chrétienne), le lieu où fut rédigé le symbole de Nicée (datant du premier concile) et la capitale de l’empire de Nicée après la conquête de Constantinople par la quatrième croisade en 1204 jusqu’à ce que cette dernière soit reprise par les grecs en 1261.

Entourée sur tous les côtés par un mur de plus de trois kilomètres de longueur et de dix mètres de hauteur. Un double fossé longe ce mur sur le côté terrestre ; plus de cent tours permettaient la surveillance de la ville.

Ce rond point met en avant le savoir faire spécifique à cette ville : la mosaïque.

La mosquée sous un angle, à l’ombre, et sous l’autre, au soleil !

Et je ne vous montre rien ou presque du voyage, long et stressant sur des routes densément empruntées.

A l’approche du pont traversant le détroit des Dardanelles, une photo volée ä la vitesse et aux chaos de la route. On l’empruntera demain.

Puis nous nous perdons, et enfin nous trouvons notre bivouac du soir, le dernier en Turquie, et quel paysage !

On devine le pont au loin sur l’eau.

Photo du soir penchée.

Demain est un autre jour, qui devrait nous faire entrer en Grèce…

 

4 commentaires

  1. Ah le détroit des Dardanelles et la bataille de 1915 ! Le souvenir d’y être passé à bord du Princess Danaé il y a qq années, invité à filmer le jet d’une gerbe sur le lieu du naufrage du cuirassé Bouvet où 643 marins français ont péri le 18 mars 1015.

    Le petit repas au bord de l’eau est bien tentant !

    1. Ah oui ! Le cuirassé Bouvet, qui semble-t-il souffrait de gros défauts de conception de ses compartiments étanches. Je ne savais pas que tu avais photographié la commémoration de ce naufrage éclair !

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