Sur les flancs de l’Olympe

Salut ! Après notre belle visite d’Aegia hier, on est passé par les montagnes pour nous rapprocher du massif du Mont Olympe, qu’on avait simplement photographié de loin et dans la brume l’an dernier…

C’est une montagne d’apparence massive, qui s’éleve de manière abrupte à plusieurs endroits, bordée de larges ravins et densément boisée dans sa partie inférieure. Son vaste sommet rocheux, composé de quatre monts est recouvert de neige la majeure partie de l’année. Myticas, le plus haut, culmine sur la Grèce à 2.918 mètres d’altitude.

Très belle route un peu déserte qui traverse son parc naturel, classé Natura 2000. Des paysages de forêt très dense, comme un maquis Corse mais avec des arbres plus hauts, mélange de feuillus et conifères, plus rares.

On roule une trentaine de kilomètres sans voir personne. Ça grimpe sec, on croise un agriculteur sur son tracteur qui nous demande si on va en direction de Katarina, on lui dit que non, il semble étonné et reprend sa route et nous la nôtre.

On comprend son étonnement un peu plus loin, la route devient de plus en plus défoncée, puis se transforme en piste, Google Maps nous la fait suivre comme une route. Elle est plutôt roulante et les rares passages creusés se passent très bien à basse vitesse. On traverse des cultures, beaucoup, noix, cerises, c’est une piste de désserte agricole. On roule 7 kms ainsi puis on retrouve en plein village, la route qui plonge sur la côte.

Durant tout ce temps nous cherchions un endroit où bivouaquer. Mais c’est tout un art, qu’on ne maîtrise pas encore très bien. Un seul nous a paru possible, mais il était en zone de parc naturel, donc interdit… Et une fois sortis du parc, jamais toutes nos conditions n’ont été réunies : un bel endroit, protégé des regards, relativement plat, loin des habitations, bien ventilé car il fait chaud la nuit dans une voiture, pas sur une propriété ni dans un chemin de désserte… Notre quête s’est terminée au camping Sylvia, excellent accueil, eau chaude, wifi, bonne ambiance, calme, en bord de mer sous les pins 😋

Ce matin nous décidons d’y rester une nuit de plus. On s’y sent bien, et on se rend compte qu’on est fatigués et qu’on peine à se retrouver la forme après la boucle Turquie, Géorgie, Arménie, Turquie. Contrecoup je suppose, d’un voyage éprouvant sans qu’on en prenne bien la mesure. On va donc vraiment lever le pied.

On est allé aujourd’hui sur les pentes du mont Olympe, pas au sommet qui demande 10 heures de grimpe raide pour marcheurs entraînés. Le bestiau a de plus la réputation d’une météo très changeante et le thermomètre capricieux (de 0 à 20: degrés en été). Dans les rares moments de visibilité, son sommet bien en roches, laisse voir de longs névés.

Arrêt ici à ce point de belvédère : une faille très aérienne plonge jusqu’à la rivière, 700 mètres plus bas. Les proportions sont en effet comme démultipliées.

On s’est contenté d’aller à la cascade de Prionia, ballade du dimanche Grec en famille. Là où la route s’arrête.

Puis, à l’ancien monastère de San Dyonisos d’Olympe, en pleine rénovation mais presque sorti des limbes…

Puis, de là à la grotte où coule une source sainte qui traverse la chapelle construite par un moine ermite. Traversée en forêt d’une heure aller et retour, depuis l’ancien monastère. Programme parfait pour les vieux un peu cassés😵‍💫

Tentant n’est-ce pas ? On ne tient pas plus de quelques secondes dans cette eau glacée !

Demain, on poursuivra jusqu’au Pélion, une petite péninsule à laquelle une montagne encore donne son nom, en suivant la côte en direction du sud.

2 commentaires

  1. C est probablement les dieux offensés qu on ne les visite pas tout la haut qui m ont piqué ma robe verte séchant sur le fil cette nuit ! Grrr.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.