Salut à vous toustes ! On est ce soir à Agios Ioannis sur le Pélion. On a franchi un cap aujourd’hui dans la pratique des routes Grecques. Google Maps nous a fait prendre une piste de désserte agricole en plaine, ambiance roseaux et marécages, puis de larges routes à double ligne blanche que seuls les touristes n’osent pas franchir, des Stop où il faut s’arrêter trente mètres après le panneau, sinon de très belles routes de montagne, des routes à side-car quoi !
On a même traversé une station de ski (mais oui), la preuve en image, même si elle n’est pas fantastique, on voit très bien le portique de télésiège. On était à 1200 mètres.

Mais c’est surtout le village de Makrinitsa à flanc de montagne qui nous a ébaubis, si l’on met de côté les quelques boutiques attrapes mouches touristes de la ruelle principale.

Un village où l’eau fraîche n’est jamais loin.

Un village où coule une eau pure dans la belle fontaine, au fond, la Hittite apprend le Grec d’après les panneaux municipaux, je salue sa volonté d’intégration et sa curiosité sans bornes.

Où les rues pavées de pierres mal intentionnées – mais pas plus que les gouvernements Macron – invitent à la promenade sans but ni salaire ni pension.

Il y a toujours ici un point de vue élevé (ce qui n’est pas le cas de…), qui nous permet de voir que la mer est toujours là, que la ville de Volos (prononcer Bolos, je vous jure que c’est vrai) scintille tout le jour de pare-brises et de vitrines tel un bijou de pacotille.

Des maisons construites dans le style traditionnel Macédonien, qui ressemble à s’y méprendre à l’Ottoman, mais il ne faut surtout pas le dire !

Et des platanes multi-séculaires, qui en ont vu d’autres, des clampins comme nous. Leur ombre est si précieuse qu’on en oublie qu’au soleil nous cuirions comme des gyros, sans crème tomate oignons. Ils sont si grands ( les platanes pas les gyros ou alors il faut me donner l’adresse) qu’ils ne rentrent pas dans l’objectif, comme l’agriculture raisonnée.


Sentes, passages, arcs, ponts, créent partout un sentiment d’infinies possibilités.

Cour intérieure du monastère de Makrinitsa.

La montagne à la Grecque.

Et puis nous entamons la longue descente jusqu’au niveau de la mer, ça virevolte et descend très fort. On trouve refuge au délicieux camping Papa Nero dont je vous parlerai dans le post de demain. Portez vous bien 😊