Milina

Salut à toustes (remarquez que comme on en est à des inventions de langage auxquelles nous amène l’écriture inclusive, on pourrait tout à fait l’écrire « toutses », qui est aussi joli et identifiable que « toustes ») !

Et là, je me rends compte que le correcteur automatique intervient après moi pour re-écrire « toutes » dans mon dos, niant mes efforts sans avoir conscience de rien du tout… Et on voudrait nous amener à déléguer la gestion de nos destins à des IA ?

On a donc fait comme on avait dit hier pour cette étape, mais avec un arrêt au délicieux village de Lavkos et dont je me rends compte que je n’ai pas une seule image…

Perché sur les hauteurs au dessus de la côte ouest du Pélion, à hauteur de Milina, ce village semble légèrement endormi dans son jus, mais très vivant pour autant.

Par exemple, on laisse sa voiture sur l’un des parking le long de la route et on le parcours à pieds. Les ruelles sont très étroites et n’autorisent pas de s’y déplacer autrement, éventuellement en deux roues, ou en poussant une petite remorque à deux roues. Cette « limitation » lui a semble-t-il permis de conserver son authenticité, avec des commerces à l’ancienne, sans pour autant être vétustes, comme si la modernité avait glissé sur les pierres et sur les gens. Un délice d’y prendre un café glacé peu avant midi…

Si l’on voit beaucoup de maisons en jachère, beaucoup d’entre elles sont ré-investies dans des travaux importants. Maisons de pierre, souvent en toits de lauze (pierres plates) mais également en tuile mécanique. De petits jardins, parfois plus grands, complètent souvent les abords de la maison, dans la fraîcheur et les senteurs d’un figuier, d’un mûrier, de lauriers, d’un seringa ou d’une bignone.

Puis nous poursuivons encore un peu pour redescendre sur la côte et découvrir le petit camping Olizon, au bout du port de la petite bourgade de Milina. Délicieux est encore le terme qui convient, mais d’une manière encore un peu différente ici, puisqu’il y a une route. Peu passante, mais c’est une route, avec tout ce qu’elle apporte du monde agité.

Là aussi donc, le temps semble s’arrêter plus souvent qu’ailleurs, et c’est bien ce qu’on aime quand on voyage, d’être surpris, sans toujours savoir où saisir par où c’est différent…

Et puis la lumière d’ici…

Tout au long du jour, elle vous terrasse, vous colle au sol, vous éveille, vous élève, vous séduit…

Demain nous repartirons en remontant le Pélion un peu plus haut vers le nord.

 

 

 

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