Petite étape encore aujourd’hui. Une jolie route un peu carte postale, qui trace ses courbes dans la montagne pelée que même si elle brûlait, ça irait très vite sans faire beaucoup de fumées… Bref, pas de quoi nourrir un troupeau de brebis. Puis une route qui sillonne et tangue de droite et de gauche au milieu des oliviers aux feuilles vert argent qui scintillent au vent et des villages tout de pierre taillée, aux maisons nommées Villas et Resort qu’on dirait qu’elles sont en compétition (en fait je crois que c’est le cas).

On s’est arrêté à Agios Nicolaos, superbe village sans forcer le trait, vivant et ayant gardé son âme. A quoi le voit-on ? Plusieurs signes : dans les commerces on vous accueille gentiment mais en Grec avec un Yassas ou Kalimera, ils sont contents que vous soyez là mais vous n’êtes pas la 7e merveille du monde, et puis il y a des travaux, des chats malingres, de belles maisons et quelques autres moins belles mais bien plantées. Et puis il y a un petit port avec des vrais bateaux de vrais pêcheurs.

On y a cherché en vain un appartement à louer car Brigitte (la soeur de Nathalie) arrive demain à Kalamata où on ira la cueullir à l’aéroport. Le week-end approche et en juillet, c’est la pleine saison, dans un coin très prisé des Grecs comme des autres touristes, européens pour la plupart.
On a fait choux blanc là bas, on a donc poussé jusqu’à Stoupa à quelques kilomètres, où on a trouvé ! Pas fâché à l’idée du confort d’un appartement bord de mer avec clim car la canicule en camping, c’est très moyen sur le long terme.
En attendant, on est au camping Kalogria, bien ombragé avec un mix d’eucalyptus, de mûriers et de toiles tendues, sympathique, et bonne wifi, justement au moment où je n’ai pas grand chose à dire ni d’images à vous montrer, c’est balaud 🤭

Vue côté montagne, depuis le camping.
Cet après midi, enfin, de 17h à 19h parce qu’avant ce n’est pas praticable, Nathalie est allée se baigner dans la petite crique en dessous, moi je suis resté à l’ombre, à compter les Canadairs (6) et les hélicos (2) de la sécurité civile pendant ma nouvelle lecture : Siva de Philip K. Dick. Avec deux douches froides, tout ça m’a redonné du peps.

Vue côté mer, depuis le camping. On voit qu’il y a du monde en bas, malgré mes efforts pour le cacher. Ils ne ne le savent pas, mais à deux pas de là, il y a des criques très jolies où il n’y a presque personne… mais il n’y a pas de transats.
Si on était depuis notre départ en mai, des voyageurs, avec le retour en Grèce, nous voilà devenus malgré nous, des touristes.