Iznik

Départ de Çayirhan ce matin pas très tôt. Encore une photo avant de partir,  sous cette lumière du matin, sur ces falaises incroyables…

Objectif le lac d’Iznik Gölü à 230 kms. Ça paraît peu mais la route est éprouvante. Majorité de petite route bien bosselée et quelques tronçons en 3 voies rapides. Par deux fois on s’est retrouvés à passer à 4 de front, parce que l’un doublait l’autre qui n’a pas vu qu’il était déjà doublé et nous, nous arrivions en face. Tout le monde se serre et ça passe. Deux fois le même scénario sur cette route. Ça fait peur et ça agace.

Encore des paysages extraordinaires ce matin.

Et progressivement, de cols en cols, à 1200 mètres à chaque fois, on a l’impression de se retrouver dans le Jura, sapins, prairies vertes, peu habité, puis c’est la Corse ! Sur la RN 200 entre Aléria et Corte pour être plus précis.

Après ces épisodes de dépassements mal gérés par des conducteurs stressés, je roule maintenant en code tout le temps et je fais des appels de phare dès qu’une voiture dépasse trop juste en face. La tension est électrique : aujourd’hui c’est le début de fêtes religieuses qui vont durer une semaine et il y a beaucoup de monde sur les routes.

On a rejoint notre lac, tout est bien sauf la proximité de la route, mais on peut se baigner ici ! On est arrivés au camp avec une vis fichée dans le pneu arrière. Pas de fuite d’air mais un bruit important de tac-tac-tac à chaque tour de roue… Je cherche un « oto lastik » (boutique-atelier de pneumatiques automobile) dans le coin, 5 kms, on y file et le gars, taciturne, nous répare le pneu en moins de quinze minutes, avec démontage roue et pneu et collage d’une rustine intérieure.

Voilà qui a dû tomber d’une voiture et vous met une autre voiture à l’arrêt ! Provisoirement, heureusement.

Après notre salade maison, et un petit café, c’est la baignade car il fait tout de même 34 degrés, notre record jusqu’ici. L’eau n’est pas froide, ni fraîche, mais en avançant un peu après que l’on ne touche plus pied, elle le devient. Pas mal d’algues sur les cinquante premiers mètres, les nitrates et phosphates des élevages et cultures environnantes ont suralimenté l’eau du lac. Il semble qu’il y ait encore pas mal de poissons au vu du nombre de pêcheurs.

C’est l’occasion d’essayer pour de vrai la douche de rinçage, c’est Nathalie qui commence : pas mal du tout, avec 1,5 bar de pression dans le tube, c’est très bien ! L’eau est à température ambiante !

On a de nouveaux voisins, une famille Turque d’Istanbul, en caravane. On voit sortir le jeune père avec un tapis de yoga, il cherche une place plane entre deux arbres. Nathalie me dit tiens un adepte du yoga ! C’est rare ici ! Là, il déplie le second tapis sur le premier : c’est un tapis de prière !

Petite ballade en bord de lac avant que le soleil ne disparaisse derrière l’horizon.

 

Demain on prévoit d’aller à Parion, ancienne cité Grecque sur la mer de Marmara… On sera à une journée d’entrer en Grèce.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.