
La vallée des temples est un site archéologique très vaste situé entre Agrigente et la mer, sur un promontoire naturel ayant permis de creuser dans la roche, une muraille d’enceinte de 12 kms ! Elle est défensive côté mer et sert, près du temple de la Concorde de nécropole côté terre.
La vallée des temples possède au milieu du Ve siècle av. J.-C. plus de temples qu’il n’y en a sur l’acropole athénienne.
Dégradé par le temps, les pillages et les réutilisations, le site est protégé par les lois nationales de 1968 et 1971, puis régionales de 1991 et 2000, aboutissant à la création du parc archéologique et paysager d’environ 1300 hectares. En 1997, l’Unesco l’inscrit sur la liste du patrimoine mondial. Le terme « Vallée des temples », initialement dévolu à la cité antique s’élargit avec le temps aux nécropoles et sanctuaires jusqu’à la mer.

Le temple le mieux conservé du site est celui de la Concorde. De quoi y déceler un bon présage ?



Dans les environs immédiats du temple de la Concorde, on trouve ces restes de mur défensif qui ceinturent l’ancienne cité. Les cavités sont des espaces de sépultures.

En fin d’après midi, le soleil y joue librement.



Ici le temple d’Héra ou encore de Junon.


La plaine au dessous de nous est traversée maintenant d’une route, mais on peut encore facilement penser à ce qu’elle était, couverte de vignes et d’oliviers.

Le site est si vaste et en même temps, peu de temples émergent encore du paysage, c’est que les restes de nombre d’entre eux se trouvent sous des églises ou autres bâtiments. La page wikipédia consacrée à la vallée des temples en fait l’histoire et l’inventaire exhaustif.

De 1921 à 1932, cette maison a été la résidence d’un noble anglais : Sir Alexander Hardcastle, capitaine de l’armée qui a consacré douze ans de sa vie à l’archéologie, dépensant sans compter pour financer de nombreuses campagnes de fouilles sur le site d’Agrigente avec son ami, l’archéologue Pirro Marconi.

Dans la douceur des derniers rayons du soleil, on se perd dans le parc immense composé de jardins de senteurs, de plantations d’amandiers et nous croisons cet enclos de chèvres d’une race locale très ancienne, aux cornes torsadées.
