En route pour la Sicile !

Salut les amis ! Nous voici repartis sur les routes, en direction de la Sicile cet automne, départ depuis St Cergues en Hte Savoie.

C’est une première pour nous et nous avons hâte de découvrir les habitants et paysages de cette île engeoleuse. Le tunnel du Mt Blanc, qu’on n’aime pas beaucoup, étant fermé jusqu’à la mi décembre, direction le Mt Cenis, non pour passer par le tunnel du Fréjus, qui doit absorber son flux habituel plus celui du Mt Blanc, mais par son col !

La montée côté français est très progressive et pour tout dire assez peu sauvage. Mais une fois au col et en filant doucement vers la frontière Italienne toute proche, on est enchanté par ce col, si large et accueillant. A chaque sortie de l’habitacle, on sait qu’on est à 2080 mètres d’altitude. Fraîcheur de rigueur le temps d’avaler nos sandwichs au son des cloches des vaches d’alpage.

La sortie du col se poursuit par la traversée d’un vaste plateau, et son lac de retenue en contrebas. On est ici au coeur de la Vanoise. Nous en avions fait le tour à pied, j’avais 11 ou 12 ans, je m’en souviens un été avec mon école. Si je n’ai gardé aucun souvenir du Mt Cenis, j’ai bien en tête celui du barrage de Roselend et du village éponyme, englouti sous les eaux de son lac de retenue. On regardait ça avec nos yeux d’enfants et on se demandait si parfois, on pouvait voir le coq du clocher de l’église percer la surface des eaux et prendre une inspiration. Il existe une trentaine de ces villages ou hameaux recouverts par les eaux rien qu’en France.

Le soleil se joue de nous derrière les nuages et le paysage passe si vite par de nombreuses teintes qui font naître des humeurs qui se traduisent en émotions. C’est rapide, envoûtant et légèrement inquiétant… Comme si le jour passait tout entier, en quelques minutes, jusqu’à la nuit…

D’ici on voit les cimes, vers les 2500 mètres, qui paraissent si proches, saupoudrées de neige fraîche qu’on dirait que le grand pâtissier y a déposé une légère pincée de sucre glace.

La redescente sur Suza est très joueuse, traduisez viroleuse, une vraie route pour side-car, dont on croise d’ailleurs deux spécimens, et de très nombreuses motos.

Puis c’est Turin, Alessandria, et enfin Gênes après une infinité de tunnels trop étroits et éternellement en travaux.

Gênes est tellement difficile à appréhender… Assise à flanc de colline, elle a les pieds dans l’eau, la nuque appuyée sur la montagne, et des voies d’autoroutes, de routes et de trains lui passent en tous sens sous les jambes.

On file au départ des ferrys puisqu’on a pas encore nos billets de bateau pour Palerme. Choux blanc : le bateau du soir est complet, il faut donc réserver pour demain… Et bien soit, nous resterons une nuit à Gênes, la visiterons tranquillement demain en attendant le bateau du soir.

Il y a 2 camping dans l’environnement immédiat de Gênes, le premier que nous appelons est complet, le second aussi ! On rappelle le premier car lors de notre premier appel on a demandé une place pour deux personnes et une tente… Alors qu’on peut aussi dormir dans la voiture ! Bingo, ça va finalement le faire !

L’endroit est assez incroyable, petite enclave forestière dans le parc de la Villa Doria, juste au dessus de la ville.

Deux pizza et deux Peroni plus tard, on était prêts à passer notre première nuit Génoise.

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