Genova-Palermo

On embarque en avance, et dans les premiers, ce qui va nous permettre de choisir notre endroit de couchage sur le bateau. Encore du monde sur ce trajet en basse saison. A croire que les retraités motorisés d’Europe s’y sont donnés rendez-vous, une grosse majorité d’allemands, pas mal de français , des italiens bien sûr, quelques hollandais, suédois, danois.

C’est au pont 6, dans le théâtre-cinéma qu’on trouve le meilleur endroit où dormir, grandes banquettes confortables, protégées des regards derrière la scène et les écrans. Pas de lumières vives, niveau sonore correct. Un petit tour pour s’assurer que les véhicules continuent de monter à bord puis se glisser dans nos sacs, demain sera un autre jour.

Petit déjeuner pas fou au self et tour de reconnaissance des lieux. Le bateau a vingt cinq ans et les porte très bien, il semble neuf et très bien entretenu, seules les portes en bois d’accès aux ponts extérieurs accusent les intempéries, l’humidité permanente, et leur âge. Curieuse impasse.

La traversée dure 20 heures, on a tout notre temps, pour buller, boire des cafés, lire, aller sur le pont, manger quand on nous sonne, chercher à se perdre sur le bateau, prendre des photos, regarder les autres passagers, voir un film (c’est un peu la même chose)… On est aux premières loges pour ça, on a juste à se déplacer sous un écran. D’abord Willy Wonka dans sa version Disney. C’est vivant et rythmé mais le gars est pathologiquement mégalomane, dommage que personne ne s’en soit rendu compte ! Vu aussi une curiosité, un film de super héros signé (en fait siglé) Marvel – Lego. Fatigant dans l’ensemble, et où les rôles féminins sont : soit une super héroïne cruche qui ne maîtrise pas ses pouvoirs et ne fait que des bêtises, soit la puissante mais perfide et retorse Reine de l’Atlantide. Parents, regardez les films que voient vos enfants, car les producteurs ont d’autres projets pour vos enfants.

Nathalie a découvert une passagère clandestine, peu de gens l’auront remarquée, et moi qui vous parle, je ne l’ai pas même vu. Une Tourterelle, posée ça et là sur le bastingage, regardant le paysage vers le large. C’est selon Nathalie de toute évidence une habituée, faisant le trajet chaque saison, elle aura remarqué que sans effort, elle pourrait se rendre à Palerme chaque jour ou presque si elle le voulait. Il lui suffirait de se poser au bon moment dans un endroit discret, facile sur un bateau de cette taille, d’être patient et de regarder. Et puis comme lors de ses vols, de voir la bonne constellation se dessiner dans le ciel diurne grâce à sa vision dans le spectre des ultra violets. Les odeurs d’agrumes, de grenades, de jasmin, feraient le reste, pour la précision on peut compter sur elles. Enfin, la mémoire des lieux compléterait au besoin et si ce n’était pas suffisant, sa lecture des champs magnétiques le ferait entrer où elle le désirerai. En attendant elle est là, se montre peu, contemple beaucoup et se tait.

19h30 Palermo est en vue, le ferrie en approche. Le ciel est lourd et l’air chauffé à 25 degrés.

On sortira en dernier du bateau, traverserons Palerme de nuit, pour rejoindre notre camping à Sferracavallo. La conduite est rugueuse ici. On vous fait sentir que vous n’avez pas les codes. En effet, pas encore, laissez nous un peu de temps, per favore.

Le camping est situé dans un endroit magnifique, au pied d’un montagne et proche de la mer. Hâte d’être à demain ! Siamo in Sicilia !

2 commentaires

  1. Bon si c’était un jeu du genre « où est Charlie, j’avoue être défait car je n’ai trouvé le pigeon sur aucune des photos. P’tet envisager un RV chez l’ophtalmo moi !

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