Sferracavallo

Quand on vous disait que ce camping est incroyable… Sur la photo ci dessus, on vient d’en sortir. On est en bordure de la ville… dans un grand champ d’oliviers ! La montagne en face marque le début de la réserve naturelle de Capo Gallo, à l’est de Sferracavallo.

Ici on se baigne dans une eau limpide, c’est rocheux, mais le fond de l’eau est en gravillons doux pour les pieds. La nature a parfois des égards pour nous que nous n’avons pas souvent pour elle.

Échanges amusés avec un groupe de femmes qui se baignent et à qui je propose de les prendre en photo avec leur appareil, je m’applique. Elles nous apporterons un peu plus tard des biscuits feuilletés au dos glacé en remerciements, étonnées que des français ne soient pas tous des arrogants, ce à quoi nous n’avons pas su répondre autrement que par un sourire.

Hier soir au camping, dans la cuisine collective, pendant que l’eau bouillait, je regardais distraitement les livres mis à disposition pour échange sur l’étagère réservée à cet usage.

Beaucoup en anglais, polars surtout, initiations au bouddhisme zen (une caricature du profil « voyageur »), livres pour enfants en bas d’étagères, en italien aussi, en allemand bien sûr, et puis cet exemplaire de L’usage du monde de Nicolas Bouvier, que je m’étais promis de lire il y a trois ans déjà, et qui me tombe maintenant dans les mains ! Joies de la providence ! C’est donc maintenant ! Je vais mettre en pause le second tome de « A la recherche du temps perdu » à peine commencé et me délecte à l’idée de me plonger dans ce « Sur la route » français des années 50 tant vanté par les géographes. Merci Pascal 😉

Saisissante vue d’oeuvre plastique au retour de la plage, accrochée à ses trois poteaux, réalisée sans artiste, mais signée par le temps, les aléas météo de bord de mer et un zest de négligence humaine. Elle pourrait s’intituler « fissures » ou »sécheresse ». Le propriétaire de la voiture garée juste devant m’a demandé pourquoi cette photo, je lui ai dit pour le panneau, derrière vous. Il a regardé et il n’a pas eu l’air convaincu. J’aurai pu recadrer mais alors j’aurai perdu le contexte et les proportions.

Depuis notre emplacement au camping, je suis monté fissa sur le tabouret après que Nathalie m’a dit « Viens voir, c’est splendide ».

Demain nous irons explorer Monreale.

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